
Un jour je me suis décidée à chercher mon passé… je l’ai trouvé un peu loin de moi… il criait. Ah, mes oreilles ! Alors nous avons commencé de nous battre, je le frappais, il n’hésitait pas de me faire pleurer et je le frappais encore et encore jusqu'à ce que nous étions pleins de poussière. Il toussait, je pleurais. Il m’embrassait, je toussais… Aie, la douleur dans la gorge… bien de la poussière !
Je l’ai pris par le cou, j’ai dirigé vers ses yeux une forte lumière et j’attendais qu’il dît toute la vérité. Rien que la vérité. Je le vois transpirer et j’exige qu’il confesse sa faute. Où est-ce je me suis perdue pendant toutes ces années-ci ? Lui rien. Muet. Dans quel point je suis restée immobilisée comme une statue ? Lui rien, une fois de plus muet. Ufff, damn you, past ! T’es bon pour rien ! Un enfant pendant la puberté, c’est ça ce que tu es ! T’as des boutons sur la figure, tu te masturbe trop, quelques cheveux sur le visage et beaucoup de frustrations… rien de plus, passé !
Maman m’appelle de nouveau « Viens manger ! » et je me lève de mon lit… je regarde mon corps dans le miroir et je me vois de haute taille… Merde ! J’avais oublié que j’étais adulte, je me croyais de nouveau lycéenne… je croyais que Ma Coccinelle était là, que Le Scorpion aurait montré son visage d’un moment a l’autre, que Le Grand Noir aurait dit son opinion même si personne ne l’écoutait. Des cons, tous, des cons… Des cons, c’est vrai, mais ils ont embelli mon adolescence et pour cela je vais les rendre immortels. Bientôt…
Et, toi, passé, pourquoi me regardes tu si étonné ?! Vas-t-en ! Sinon je vais t’enterrer à jamais.
Mais non… non… plutôt je vais faire du ballet avec toi, mon passé !






